ATELIER D’IDENTIFICATION/INSTALLATION DES STRUCTURES DE MISE EN ŒUVRE DE LA RESOLUTION 1325 DANS LA ZONE PRIORITAIRE

Les territoires d’Uvira, de Fizi et le secteur d’Itombwe en territoire de Mwenga font partie de la ZP du projet « Tujenge pamoja kwa Ajili ya Amani ». Cette zone reste très réputée pour les violations massives des droits humains dues à sa récurrence des conflits et des tensions intra et inters communautaires autour du pouvoir coutumier au niveau des chefferies, des groupements et des villages, mais également autour des conflits fonciers liés aux limites, à la distribution inéquitable des terres et la spoliation des terres de moins nantis par les autorités coutumières et/ou foncières au profit de ceux qui détiennent le pouvoir et la capacité économique. Ces conflits et ces tensions créent une situation d’insécurité qui est à la base de l’instabilité dans cette zone et qui affecte les populations y résidant.

Dans tous ces aspects de l’insécurité, la femme est placée au centre des conflits et considérée comme un instrument à utiliser sans avoir un rôle positif dans la société. Soucieux de placer la femme au cœur du débat dans la gestion de la chose publique et dans la recherche de la paix dans sa communauté, le gouvernement congolais accompagné par I4S à travers son programme STAREC appuie le Projet « TUJENGE PAMOJA KWA AJILI YA AMANI » pour essayer d’atténuer la question sécuritaire qui ronge la zone du projet mais aussi placer la femme au premier niveau pour la recherche d’une solution participative et inclusive

Pour essayer d’impliquer la femme dans la gestion de la chose publique mais aussi dans la stabilisation, Sous le leadership du Ministère du Genre avec l’appui de ses partenaires, le gouvernement national avait adopté son premier Plan d’Action National 1325 (PAN) suivant l’approche participative et inclusive en octobre 2010.

La RDC s’est appuyée sur les 4 piliers de cette résolution, et s’est engagée à réaliser des avancées significatives dans la participation active des femmes à tous les processus de paix, ainsi que leur représentation dans les instances décisionnelles au niveau local, provincial et national.

Le premier PAN de la Résolution 1325 ayant été mis en œuvre durant 8 ans, il était temps de la revisiter il en ressort qu’au niveau de la thématique protection et de droits des femmes à l’issu du travail de plaidoyer fait, deux résultats majeurs ont été obtenus. Il s’agit de la modification de la loi n° 16/008 du 15 juillet 2016 modifiant et complétant le Code de la Famille et de la promulgation de la loi n°15/013 du 1er août 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité. Parmi , les recommandations du plan d’Action II de la république démocratique du Congo il est question « d’installer des Comités des médiatrices de paix dans toutes les provinces, comprenant les femmes et les jeunes femmes de différentes catégories, constituées des toutes les mouvements à travers le pays », mais malheureusement cette recommandation n’a pas été suivi totalement en effet selon la Division provinciale du genre à part la vile d’Uvira ou ils existent un comité mais pas opérationnel nulle part dans la Zone opérationnel il en existe. ; soucieuses de voir cette recommandation mise en application la SOFAD avec l’appui d’Alert international et l’accompagnement de Division du genre provincial et le service genre a organisé un atelier d’identification des structures des mises en œuvre de la résolution 1325 en vu de redynamiser là où elles existent et de mettre en place là ou elles n’existaient pas.Depuis Aout 2019,les structures ont été installées dans la zone prioritaire du projet.

TRIBUNE D’EXPRESSION POPULAIRE DES JEUNES

La situation dans la zone prioritaire du projet Tujenge Pamoja kwa Ajili ya Amani (Territoire et chefferie de bavira, chefferie de Bafuliru, chefferie plaine de la Ruzizi dans le territoire d’uvira, le groupement de basimukinji I et de basimunyaka en secteur d’itombwe territoire de mwenga et la cité de Kamanyola) connait des tensions intra et inters communautaires autour du pouvoir coutumier au niveau des chefferies, des groupements et des villages. Dans tous ces aspects de l’insécurité, la femme est placée au centre des conflits et considérée comme un instrument à utiliser sans avoir un rôle positif dans la société.

Ces comportements se manifestent à travers les discordes observées au sein des différentes familles et sources de la violation des droits de la femme et de la jeune fille sont toujours considérée au second degré dans la gestion de la chose publique.

– Pour améliorer les relations de genre au sein des ménages et communautés de la zone prioritaire et contribuer à réduire le VSBG dans le cadre du projet « Tujenge pamoja kwa ajili ya amani »,la SOFAD a organisé une tribune d’expression populaire en date du 6 juin 2019 à uvira où les jeunes issus de différents milieux de la ZP du projet ont eu un espace d’échange avec les autorités pour exprimer leur préoccupations lesquelles ont été présentées sous forme de cahier de charge pour l’amélioration de la participation politique à des instances de prise de décisions, la lutte contre les VSBG et l’amélioration du contexte de paix et sécurité pour tous. Ceci dans l’ordre d’augmenter la recevabilité entre les dirigeants et les dirigés par rapport au droit de la femme et son implication dans les organes de prises de décisions,

– Mobiliser les jeunes femmes et les autres membres de la communauté à soutenir la participation de la jeune femme et de la femme en général aux instances de prise de décision et à lutter contre les VSBG

Présenter le cahier de charge aux autorités

IDENTIFICATION ET RENFORCEMENT DES CAPACITES TECHNIQUES DES FEMMES A PARTICIPER A DES PROCESSUS COMPETITIFS DE REPRESENTATION POLITIQUE.

La prise en compte de la question du genre dans le processus de développement à travers le monde est une question d’actualité. Cette question fait à ce jour l’unanimité de tous les acteurs clés (institutions internationales, gouvernements, experts, chercheurs,) intervenant dans ce dernier (processus).

Tous s’accordent à dire que l’intégration de la femme dans le processus compétitif de représentation politique et publique est l’une des conditions primordiales pour le décollage des économies des pays pauvres étant donné que les femmes y représentent plus de 50% de la population[1]. D’aucuns, pensent qu’il est dès lors difficile de réussir le pari de développement en ignorant l’apport de l’une des composantes majeures de la communauté qui sont les femmes.

Le rapport général sur le Forum des ministres et chefs des divisions provinciaux en charge du genre en RDC[2] , renseigne que le faible statut de la femme congolaise par rapport à l’homme, est dû notamment à certains us et coutumes rétrogrades et à la faible scolarisation de la femme et de la jeune fille ; au faible pouvoir économique de la femme, à une faible participation de la femme aux structures de prise de décisions,… …

Dans plusieurs provinces de la RDC et particulièrement dans la ZP du projet, l’exclusion et la discrimination à l’égard des femmes se portent à merveille dans les instances publiques de prise des décisions.

Les résultats réalisés par les femmes à travers ce processus électoral actuel en RDC, à tous les postes ainsi que l’état de la participation des femmes dans les instances de prise des décisions dans les entités administratives et coutumières au sein de la ZP du projet sont interpellateurs et patents.

Dans ces entités locales de la ZP du projet, il s’y observe alors une détention quasi-totale du pouvoir par les hommes au détriment des femmes en violation des lois de la RDC. Cette situation y préjudicie la promotion du leadership féminin, parce qu’elle ne permet pas de prendre en compte les compétences féminines pourtant utiles pour l’éclosion d’un développement durable en faveur de ces entités.

Selon l’étude de base de projet Tujenge, parmi les 435 répondants, 53% (229 répondants) connaissent une structure de paix. Parmi eux, 33% (145 répondants) participent activement par pendre la parole temps à temps. Parmi le pourcentage de 33% sont 45 femmes (inclue fille de moins de 18 ans) lequel représente un pourcentage de 31% femmes qui participent activement.

C’est pourquoi la SOFAD en collaboration avec le ministère de Genre, Famille et Enfant et pour appuyer le plan d’action Provinciale Genre pour le Sud kivu, avec le soutien technique et financière de International Alert veut organiser un grand atelier de renforcement des capacités des femmes leaders issues de toutes les couches socio-culturelles de la ZP en vue de leur permettre une participation à des processus compétitifs de représentations politiques et publiques.

CAMPAGNES DE SENSIBILISATION COMMUNAUTAIRES SUR LES DROITS DE LA FEMME ET CONTRE LE VIOLENCES SEXUELLES ET BASÉ ES SUR LE GENRE AOUT ET SEPTEMBRE 2018

Qu’il s’agisse des acteurs gouvernementaux,Onusiens , Humanitaires et ceux de la société civile dans leurs diversités, tous sont unanimes que les inégalités entre homme-femme et les violences sexuelles et basées sur le genre de par leur ampleur dévastatrice, mais également de part leur menaces sérieuses qu’elles font peser sur le progrès socio-économique,constituent pour les Femmes/Filles de la province du sud-kivu en général, celles des territoires d’Uvira, de Mwenga dans le secteur d’Itombwe et de Kamanyola en particulier, un frein à la fois à leur épanouissement et au développement de leurs communautés.
Il est cependant malheureux de constater que malgré les engagements pris par la RDC pour lutter contre les discriminations faites à l’égard des femmes ,notamment à travers la promulgation et la ratification des textes légaux (la constitution de la RDC, la loi sur la parité….. )et autres conventions internationales , les femmes peinent toujours à participer dans les instances de décisions au niveau local, provincial et national, et leurs revendications ne sont pas pour la plus part de cas prises en compte.
Inquiète de la situation,la SOFAD asbl, avec l’appui financier d’Alert International a organisées en Aout et septembre 2018 , une vaste campagne de sensibilisation communautaire sur les droits de la femme et contre les violences sexuelles et basées sur le Genre aau Sud-kivu, dans la chefferie de Bafuliiru(Groupement de Lemera à Ndolera,, groupement de Kigoma à Mulenge),
Chefferie Plaine de la Ruzizi( Groupement de Luberizi à Mutarule,Groupement de Kakamba à Kiringye CDC ),
Chefferie des Bavira:Groupement de Bijombo(Kagogo et Uvira Centre)
Secteur d’Itombwe(Groupement Basimukinje 1 à Mikenge, Groupement Basimunyaka à Makutano )
Et le groupement de Kamanyola : Kamanyola Centre.

Atelier de sensibilisation sur l’implication et la participation de la femme/Fille dans les instances de prise de decision

Dans le cadre du projet  » TUJENGE WOTE KWA AJILI YA AAMANI  » Construisons ensemble la paix, La SOFAD asbl organise en faveur des institutions Supérieures et Universitaires un atelier de sensibilisation sur
l’implication et la participation de la femme/Fille dans les instances de
prise de decision.
A Uvira, le 15/JUIN/2018 dans la grande salle paroissiale de Mulongwe.

Soirée d’information et d’échanges avec Maman Gégé Katana de passage à Bruxelles – Lundi 02/07/2018 à 18h30 à Bruxelles – LARGE DIFFUSION

Chers amis,

Vous êtes conviés à une rencontre avec une militante de terrain, Maman Gégé Katana, fondatrice de la SOFAD (Solidarité des femmes activistes pour la défense des droits humains).

Maman Gégé Katana, fait partie de ces femmes congolaises d’exception qui refusent la fatalité et mènent un combat pour la dignité. Soyons nombreux pour faire sa connaisance et créer une synergie pour stopper le fémicide en RD Congo.

Vous trouverez en annexe les infos pratiques !

Katana Gégé Bukuru

Katana Gégé Bukuru (née le  en République démocratique du Congo) est une militante congolaise luttant pour le droit des femmes, fondatrice de la SOFAD (Solidarité des femmes activistes pour la défense des droits humains).

Gégé Katana Bukuru est connue comme la « Dame de fer » de la République Démocratique du Congo (RDC), pour son courageux engagement dans la lutte pour les droits des femmes.

Biographie

Fille aînée d’un chef traditionnel elle étudie les sciences sociales1 à l’Université Lumière Lyon 2 et effectue des recherches au Centre de Formation et de Recherche Coopératives, à l’Association rwandaise pour la promotion du développement intégré et à l’Institut panafricain pour le développement. Elle a collaboré avec de nombreux mouvements défendant le droit des femmes comme le groupe « Rien sans les femmes »2, la plateforme des femmes pour l’accord-cadre pour la paix ou l’Institut pour le développement et l’éducation des adultes en Afrique et la Synergie des organisations féminines contre les violences faites aux femmes dans le Sud-Kivu.

Résidant à Uvira dans le Sud-Kivu, elle fonde Solidarité des femmes activistes pour la défense des droits humains (SOFAD) en 20013. L’association réunit plus de 600 femmes luttant pour leurs droits, qu’ils sociaux, économiques, civils, politiques… L’association assure la protection des militantes des droits humains non violents et vise à assurer le respect des droits garantis par la Déclaration universelle des droits de l’Homme, notamment en apportant aide et soutien à des victimes d’agressions sexuelles et de violences. L’objectif est de former et mobiliser les femmes militantes, et d’intensifier leur participation à la protection et la promotion des droits humains, faciliter la réhabilitation des victimes de toutes les formes de violence, et la lutte contre la prolifération des armes légères dans tous les pays des grands lacs et en Afrique de l’est largement. Au cours de la guerre et les conflits armés les femmes et les filles sont soumises à toutes sortes de violences commises à leur encontre. « Pour cette raison, mon organisation souhaite s’assurer que les femmes sont les bénéficiaires directes de nos interventions. »4

Ce combat lui vaut le soutien d’Amnesty International. La structure défend la formation des femmes et les encourage à créer des « cellules pour la paix » au sein de leur propre quartier, permettant de relayer les droits et d’accueillir les femmes vivant sur place5.

Pour ces combats, elle a reçu de nombreux prix et a notamment été la première femme à recevoir, en 2007, le Prix Front Line Defenders créé pour les défenseur des droits humains en danger6.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2018 l’Unesco France l’inscrit dans sa campagne « Faut-il être un homme pour avoir sa page Wikipédia ? » qui vise à défendre plus d’égalité dans l’espace numérique7.